Sofie Vanden Eynde
Luth et Théorbe
 
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SOLO et solist(es) // LUTE SONGS // IMAGO MUNDI


©Marleen Nelen

IMAGO MUNDI

MOT // IMAGE // SON

Sofie Vanden Eynde à l'écoute du monde.

Ce qui lie les hommes par delà les frontières du temps et de l'espace est pour Sofie une source d'émerveillement. Elle aime les contrastes, contrastes entre les cultures, entre les univers sonores, entre les gens... Mais ce sont leurs points communs qui la tiennent en éveil, elle longe les frontières à la recherche de convergences inattendues et d'harmonies éloignées. Parce que dans chaque chant se fait entendre le même désir : celui de raconter l'humain. 

Imago Mundi: les échos d'un monde épars.
www.imagomundi.be

DIVINE MADNESS
Souls in Exile

Clare Wilkinson, chant
Sofie Vanden Eynde, luth, théorbe & direction artistique
Moneim Adwan, chant & ud

Dans ta lumière, j'apprends comment aimer.
Dans ta beauté, comment écrire des poèmes.
Tu danses dans ma poitrine,
où personne ne te voit.
Mais parfois je te vois,
Et cette vision devient cet art. Rumi

Mélancolie. Soupirer après l'inaccessible. L'attente d'un abandon, le paradis. Un amour impossible. L'existence ici-bas, et son intranquillité. La lumière est ténèbres, les ténèbres sont lumière. L'empreinte du temps. La quête du sublime.
Pour l'artiste de la Renaissance, dans sa perpétuelle recherche de l'équilibre, la mélancolie est source d'inspiration. Des plus sombres méandres de son âme, en un souffle son esprit s'élève. A travers la musique et la poésie, le soufiste se cherche un chemin vers les cieux. L'inconfort est pour lui source de beauté. Dans ce programme se côtoient lute-songs et mélodies arabes. La musique et sa force qui dépasse les cultures et les époques, pour faire naître des émotions.

Musique de J. Dowland, R. Johnson, N. Lanier, A. Ferrabosco, M. Adwan, T. Smetryns

PASSAGE

Mustafa Dogan Dikmen: voix, ney et percussion
Griet De Geyter: soprane
Sofie Vanden Eynde: luth, théorbe et direction artistique
Caner Can: qanun
Liam Fennelly: vièle et viole de gambe
Malte Stück: saz

Istanbul : ville de questions restées sans réponses, d’eaux trop profondes, mais aussi de ponts sans cesse reconstruits. La luthiste Sofie Vanden Eynde et le chanteur turc Mustafa Dogan Dikmen dressent un portrait kaléidoscopique de cette métropole multicolore. Ils n’en donnent pas une image claire, mais façonnent un puzzle bigarré d’impressions et d’expériences. Passage navigue des danses folkloriques d’Anatolie à la musique des troubadours médiévaux, de Telemann aux chants classiques ottomans, des larmes de la Zaïda de Luigi Rossi à une création du jeune compositeur turc Yigit Ozatalay. Inutile de faire la mise au point : le passage de l’est à l’ouest restera toujours trouble – imparfait mais si riche en opportunités !
La figure d’Ali Ufki, musicien polonais arrivé dans l’Empire ottoman en tant que traducteur, est un beau symbole de cette traversée mouvementée : dans ses manuscrits, les vers italiens tournoient entre les portées de musique ottomane, les psaumes protestants se voient agrémentés de textes turcs. La voix du couple mythique Héro et Léandre résonne aussi dans Passage : leur amour ne survit pas au plongeon dans le Bosphore. C’est dans cette même eau que se trouve aujourd’hui le vieux pont de Galata, telle une relique perdue, contemplant rêveusement les flots : lui aussi reste face aux questions restées sans réponses d’Istanbul.

Musique de L. Rossi, Ali Ufki, G. Dufay, compositeurs anonymes Anatoliens, G. F. Telemann, Y. Özatalay,…
Trailer

douBlebACH

Benjamin Glorieux, violoncelle et électronique live
Sofie Vanden Eynde, théorbe

Avec douBlebACH, la luthiste Sofie Vanden Eynde et le violoncelliste Benjamin Glorieux nous plongent dans les registres les plus graves du monde sonore céleste de Bach. Les cordes profondément chaleureuses du théorbe et le violoncelle piccolo, coloré de façon audacieuse par l’électronique live, vous conduira droit aux fondements de l’idiome sonore baroque : la basse.
Dans la transcription par Sofie de la deuxième suite pour violoncelle de Bach, le son chaud du théorbe, avec ses basses ronflantes et ses cordes doucement pincées, crée une atmosphère feutrée. Grâce aux possibilités polyphoniques de l’instrument naît dans les parties d’accompagnement une véritable deuxième voix qui résonne doucement avec la ligne mélodique. Le théorbe ne sonne peut-être pas aussi flamboyant et expressif que son compagnon à cordes frottées, mais de cette façon surgissent bientôt de subtiles vibrations de la basse. La suite semble douce et dégage un calme presque dévot.
En contraste, l’archet de Benjamin se démène sur les cordes dans la 6e suite pour violoncelle piccolo. Accents mordants, traits récitants et passages virtuoses font parler la musique : joie et triomphe se passent la parole. Grâce à l’ajout d’une corde supplémentaire, il devient possible d’explorer les registres supérieurs.
Avec un arrangement personnel et contemporain du choral « Ich ruf' zu Dir, Herr Jesu Christ » pour violoncelle, électronique live et théorbe, les deux musiciens se laissent finalement guider par leur quête d’entente musicale sur les frontières du temps et de l’espace, de points de contact dans la marge et de résonances inattendues.

Musique de J. S. Bach en S. L. Weiss
Trailer

HEAVENE AND ERTHE
Elizabethan and Jacobean Songs and Ayres for Virginals and Lutes
[Songs et ayres élisabéthains et jacobéens pour virginaux et luths]

Caroline Weynants, soprano
Sofie Vanden Eynde, luths et direction artistique
Korneel Bernolet, virginal

Le virginal, le favori dans la famille des clavecins, semble avoir exercé une force d’attraction irrésistible sur les jeunes femmes de bonne famille au XVIIe siècle, comme en témoignent la profusion de tableaux qui les immortalisent à leur précieux instrument.
Le luth jouissait lui aussi d’une grande considération à cette époque, jusqu’à devenir un symbole de l’humanisme. Reflet d’un certain style de vie, il était joué à la cour et dans les sphères cultivées de la bourgeoisie.
Dans ce programme, IMAGO MUNDI s’intéresse aux multiples analogies existant entre le répertoire du virginal et celui du luth. Les recueils de pièces pour ces deux instruments renferment les arrangements des mêmes lute-songs, chansons populaires, danses, etc. Les sonorités raffinées de ces cordes subtilement pincées assurent une expérience musicale intimiste. Un petit coin de paradis sur terre…

Musique de W. Byrd, J. Dowland, T. Campion, G. Farnaby,...

SACRIFICIUM
...histoire de femmes

Lore Binon, soprano
Sofie Vanden Eynde, théorbe & guitare baroque & direction artistique
Sarah Ridy, harpe triple
Lies Wyers, viola da gamba & lirone
Bart Jacobs clavecin & orgue
Lidewij Vandervoort, violon baroque (en option)

À l’évocation du thème « sacrifices et amour », je ne peux m’empêcher de me mettre à fouiner dans l’œuvre de F. Caccini. Son art de la composition, dramatique, expressif et très émotionnel, se prête autant à la mise en musique de scènes de l’Ancien Testament, qu’à la dévotion extatique, à la description de l’agonie du Christ sur la croix, sans oublier la peine d’un amour terrestre non partagé. Il ne nous reste de ses airs qu’Il primo libro delle musiche. Ce recueil renferme des pièces aussi bien profanes que religieuses – une association intéressante, mais guère inhabituelle au XVIIe siècle.
Si l’on s’appuie sur l’œuvre de F. Caccini pour fouiner davantage dans l’œuvre d’autres compositrices du XVIIe siècle, le thème « sacrifices et amour » prend un tout autre sens. Jouer en public l’œuvre d’une compositrice au XVIIe siècle n’avait rien d’une évidence. F. Caccini put mener une vie relativement normale – elle était certes la fille du très influent G. Caccini. Mais B. Strozzi ne s’est jamais mariée. Elle a eu quatre enfants illégitimes, et sa représentation en tenue légère pousse les historiens à se demander si elle ne gagnait pas sa vie surtout comme courtisane/prostituée.
D’autres compositrices sont entrées dans les ordres. Était-ce pour elles, femmes, la seule façon de se consacrer « professionnellement » à la musique ? Durent-elles « sacrifier » une vie d’« amour » pour un homme et un enfant afin de pouvoir composer ? Ou bien est-ce l’« amour » de Dieu qui leur a inspiré la composition de musiques célestes ?

Musique de F. Caccini, B. Strozzi,…

IN MY END IS MY BEGINNING

Lore Binon, soprano
Sofie Vanden Eynde, luth & théorbe
Anthony Romaniuk, piano
Robert Zuidam, compositeur
Anouk Declercq, visuals

Marie Stuart, à la fois figure historique et également pierre angulaire dans l’imagination de nombreux écrivains, musiciens, artistes, de Joseph Brodsky à Thomas Edison, de Giacomo Carissimi à Robert Schumann... Qui était-elle ?
Meurtrière sans scrupules ou pion inerte dans les mains de nobles comploteurs ? Fière héroïne qui marcha la tête haute vers son destin tragique ? Ratée sans honneur qui ne pouvait relever les défis devant lesquels la vie l’avait mise ou prisonnière impuissante de son époque ? Pour les nombreux historiens qui ont essayé de retracer son histoire, la vie turbulente de Marie Stuart reste un défi. Du XVIe siècle à aujourd’hui : sa vie invite à des positionnements forts, entre «pour» et «contre»,
inévitablement teintés de sa propre époque et de ses propres désirs. «Look to your consciences and remember that the theatre of the whole world is wider than the kingdom of England» («Examinez vos consciences et souvenez-vous que le théâtre du monde entier est plus grand que le Royaume d’Angleterre»), dit Marie à ses juges durant le procès où elle vit sa vie jugée. C’est précisément ce qui se passe dans l’art. Dans l’imagination des artistes, l’héritage de Marie peut à chaque instant devenir «autre», leur travail est comme un miroir dans lequel des contours toujours changeants apparaissent : l’ombre multiforme, toujours ambigüe de la vie et de la personnalité de Marie Stuart.
Avec le chant, le luth, le théorbe et l’électronique, Lore Binon et Sofie Vanden Eynde veulent créer une image sonore contemporaine, loin de toute mise en contexte historique, qui porte cette diversité en soi. Les histoires et les nombreuses expressions artistiques autour de la figure de Marie Stuart constituent une source d’inspiration pour l’exploration de la complexité de l’esprit humain et des émotions universelles qu’évoque sa vie. En particulier la passion de Marie qui choisit le grand amour au-delà de la voie toute tracée, sa grande solitude dans les nombreuses années de son incarcération et l’oppression qu’impliquait sa position sociale et historique sont des points de départ importants pour les créateurs.

Pour ce concert théâtral, elles puisent leur matériau d’une part dans la riche tradition musicale dans laquelle Marie passa sa vie – avec de la musique de William Byrd, Claudin de Sermisy, Robert Johnson et Thomas Tallis notamment – et d’autre part dans la musique qui prend Marie pour sujet – comme le poignant Lamento della regina Maria Stuarda du compositeur italien Giacomo Carissmi, le Gedichte der Königin Maria Stuart ou des passages instrumentaux tirés du Maria Stuarda de Gaetano Donizetti. Commande a été faite d’une mise en musique de certains des sonnets que le lauréat du prix Nobel Joseph Brodsky a consacrés à Marie Stuart. Des chansons du film nazi Das Herz der Königin apportent encore leur eau au moulin, ainsi que le court-métrage de Thomas Edison The Execution of Mary Stuart (1895).
Le chant, le luth, le théorbe, le piano et l’électronique tissent de nouveaux liens dans ce projet : une basse continue jouée sur piano préparé, une réduction d’orchestre sur le théorbe, l’électronique comme leitmotiv, la voix comme accompagnement instrumental… Les différentes possibilités qu’offre cet instrumentarium sont l’occasion d’une recherche de sons inattendus. Recital I (for Cathy) de Luciano Berio en sera le fil conducteur. Avec une dramaturgie solide et une mise en scène élaborée, ce projet peut devenir un opéra de chambre à la tension dramatique et musicale forte qui rendra absolument justice au caractère multifacettes de la personnalité de Marie Stuart.

FLAMMENDE ROSE, ZIERDE DER ERDEN

Marie-Friederike Schöder, soprane
Maryam Alkhondy, chant
Lucia Froihofer, violon baroque
NN, instrument perse
Liam Fennelly, viola da gamba
NN, instrument perse
Sofie Vanden Eynde, luth & théorbe & direction artistique
Michael Hell, clavecin

VANITAS VANITATUM

Lieselot De Wilde, chant
Hassan Boufous, chant
Sofie Vanden Eynde, luth, théorbe et direction artistique
Ahmed El Maai, qanun
Bart Jacobs, clavecin et orgue

IMAGO MUNDI élabore actuellement un nouveau programme autour du thème de la fugacité de la vie (vanitas vanitatum) et du memento mori. Il donnera à entendre de la musique Renaissance et baroque de tradition chrétienne ainsi que le répertoire de la culture musulmane de la mer méditerranée.